En lecture en ce moment, une oeuvre hautement non littéraire mais néanmoins intéressante: le biographie de Anthony kiedis, le chanteur des Red Hot. Notre petit Tony est vraiment un pur produit ricain, 100 % US, bien trash (dope, sexe et petite délinquance assez juvénile). La partie la plus intéressante est la construction du groupe, toujours en mouvement. La mort de Hillel Slovak est un point fort du livre, mine de rien, et on peut voir à quel point un junkie (Kiedis à l'époque) est un parfait enculé. Il assiste pas à l'enterrement de son pote, se barre en week end et se shoote à mort, la mort du premier guitariste étant plus vécu presque comme une simple mésaventure, un accident de parcours. La prise de conscience vient tardivement. Sans conteste, la dope est une vrai saloperie qui à mon sens n'a jamais vraiment rendu plus "inventif"... Au contaire, trop de gens en sont mort de manière prématurée, une vraie hécatombe: Jim Morrison, Hendrix, Cobain, Keith Moon, etc... et trop de groupe ont explosé (Les smashing pumpkins sans leur batteur d'origine valait pas tripette, les Clash sans Topper, etc...). Faire croire à une sorte de mode de vie rock'n'roll où la défonce est centrale est vraiment une vaste fumisterie. Mais bon les Red Hot reste un sacré groupe avec des sacrés personnalités musicales, ce qui est bien montrés dans le livre, malgré un côté "tête de noeud" assez prononcé, et qui a concocté un drôle de raggout Punk/Funk. Ce qui me fait le plus rigoler c'est quand notre anthony critique le goût vestimentaire d'autres personnes... Sacré Anthony, toi qui est fringué comme un punk en jogging, t'es vraiment impayable, tu m'as presque autant fait rire que Bono.
A réécouter : "Walkabout" une putain d'intro de folie + "Californication" le côté super mélodique des RHCP + "give it away" le tube qui claque.